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Le Pays de Galles est une principauté, ce que le titre de « Prince de Galles », donné à l’héritier du trône, depuis 1301, vient symboliquement rappeler. Le Pays de Galles est aussi une des 4 régions qui forment le Royaume-Uni avec l’Angleterre, l’Irlande du Nord et l’Ecosse. Divisé, depuis 1974, en 10 comtés (Counties) que l’on a rebaptisés de leur nom gallois : Clwyd, Dyfed, Gwent, Gwynedd, Powys, Mid-South-West Glamorgan… L’histoire politique du Pays de Galles en tant que principauté commence en 1536 lors de la signature du premier Acte d’Union qui intègre le Pays de Galles à l’Angleterre, donnant au peuple gallois les mêmes droits et obligations que les sujets anglais, mais interdisant les postes de fonction publique à ceux qui ne parlent que le gallois. Le second Acte d’Union en 1542 découpe le pays en différents comtés.

C’est surtout pendant le XIXème  siècle que les pressions nationalistes se font le plus ressentir avec la création de la Bibliothèque nationale, de l’université galloise et du Musée national du Pays de Galles. Par la suite, plusieurs tentatives furent lancées pour instaurer un Parlement gallois.

Après la Première Guerre Mondiale, l’idée d’un transfert de pouvoir ou « dévolution » est évoquée lors d’une conférence, en octobre 1919, durant laquelle les parlementaires évoquent la possibilité de créer des organismes subordonnés pour l’Ecosse et le Pays de Galles. 10 ans plus tard, les promesses du parti travailliste sont loin d’avoir été mises à exécution. La désillusion due à la langue de bois et aux fausses promesses des travaillistes et des conservateurs gallois favorise la création d’un nouveau parti politique défendant l’idée d’un gouvernement gallois autonome. Le Parti national gallois, le Plaid cymru, voit le jour en 1925 sous l’impulsion du Gallois Saunders Lewis.

Il faut attendre 1945 pour que le parti travailliste et les conservateurs gallois deviennent à leur tour favorables au principe d’un gouvernement autonome gallois. 1951 est une grande année pour le pays de Galles : les conservateurs au pouvoir créent le premier poste de ministre déléguée aux Affaires galloises, tenu accessoirement par le ministre des Affaires intérieures, assisté par le secrétaire aux Affaires Galloises. En 1955, Londres reconnaît Cardiff comme capitale officielle du pays de Galles. Mais les problèmes entre les 2 capitales sont loin de disparaître.

En 1957, la loi Trywery, combattue par les parlementaires gallois, permet à la Liverpool Corporation de construire un réservoir et de submerger le village gallois de Capel Celyn. Le projet est vu par les gallois comme une réaffirmation de la domination anglaise et le site du barrage est attaqué par des terroristes gallois. La même année, face à la pression autonomiste, le gouvernement conservateur crée le poste de ministre d’Etat pour le Pays de Galles, suivi 3 ans plus tard par le Comité gallois. Nouvelle déception : le nouvel organe n’a pas beaucoup de pouvoir et ne se réunit que 2 ou 3 fois dans l’année. Il faut attendre les 60’s et l’ère travailliste, qui débute en 1964, pour que le Pays de Galles obtienne une représentation plus fidèle avec la désignation du premier secrétaire d’Etat, gérant les affaires d’éducation et de santé galloise dans un premier temps.

Progressivement, le bureau aux affaires galloises obtient de plus en plus de pouvoirs et de responsabilités. Les Gallois se font enfin entendre avec l’élection du premier représentant gallois au parlement, Gwynfor Evans. En 1976, une proposition de loi pour la « dévolution » (transfert des pouvoirs au Pays de Galles et en Ecosse) est déposée. Trois ans après, un référendum sur la question est voté. Véritable défaite pour les nationalistes gallois puisque seulement 20 % de la population votent en faveur de la création d’une Assemblée galloise. En Ecosse, par contre, 52 % des votes sont favorables. La lutte continue dans les années 1980, une campagne intensive est menée par l’autonomie galloise.

En 1996, le Labour Party s’engage à préparer la création d’une Assemblée galloise qui règlerait les questions législatives « secondaires ». Depuis la « dévolution » de 1999, suite à un second référendum, les affaires galloises, en ce qui concerne les questions de santé, d’éducation et de développement économique, relèvent de la compétence de l’Assemblée nationale galloise, située à Cardiff.

Aujourd’hui, les « galloisants » et les travaillistes militent pour que l’Assemblée nationale galloise obtienne plus de compétences propres et plus d’autonomie budgétaire. D’après eux, l’Assemblée galloise est très limitée dans le nombre d’impôts qu’elle peut elle-même prélever. Les Gallois restent beaucoup plus pro-européens que leurs voisins anglais. Il est en effet dans leur intérêt que Londres perde de son pouvoir en faveur de Bruxelles.




 


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